02-05-11

Droits de l’Homme: L’ONU félicité la Belgique

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2 mai, 2011 - La Belgique passait son grand oral sur l’état des droits de l’homme dans le pays ce lundi devant l’ONU. Quelques points noirs ont été soulignés. Les problèmes communautaires n’ont pas été absents des débats.

La Belgique devait se soumettre lundi matin à Genève aux questions des Etats membres de l’Organisation des Nations unies lors de son premier “examen périodique universel”, une procédure de vérification de l’état des droits de l’homme à laquelle chaque membre du Conseil onusien des droits de l’homme doit désormais répondre tous les quatre ans.

Le ministre des Affaires étrangères Steven Vanackere a répondu, pendant trois heures, aux interpellations des représentants nationaux. Ceux-ci se sont basé sur trois rapports, l’un émanant du gouvernement belge, un autre du haut-commissariat aux droits de l’homme de l’ONU et un troisième des associations belges et internationales de défense des libertés fondamentales.

La Belgique a été félicitée des efforts accomplis. Mais plusieurs points noirs ont été soulignés: l’absence d’institution des droits de l’Homme indépendante, la surpopulation carcérale, les problèmes liés à l’asile et à la détention aux frontières, la lutte contre les abus faits aux enfants et contre la pornographie infantile.

Plusieurs pays (Canada, de la Fédération de Russie et Slovénie) ont par ailleurs demandé à ce que la Convention cadre sur les minorités soit adoptée.
Certains pays ont insisté sur le problème de la discrimination envers les minorités, sans précision supplémentaire.

Les problèmes communautaires n’ont donc pas été absents des débats à Genève.

J.C., avec Baudouin Remy

http://www.rtbf.be/info/belgique/detail_les-debats-commun...

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Photo: Steven Vanackere à Genève, Belga Photo Eric Lalmand

Vanackere est, comme le ministre de la justice Stefaan De Clerck, membre du parti démocrates-chrétiens flamande (CD&V).

http://www.stevenvanackere.be/fr


Lettre du 20 avril 2011 de Yelena Maglevannaya à Son Altesse Royale, Albert II, le Roi des Belges

Votre Majesté le Roi des Belges,

Dans votre pays, à la prison de Brugge, ce trouve un réfugié tchétchène, Arbi Zarmaev, dont l’extradition est demandée par la Russie.

Outre le fait qu’il risque d’être expulsé vers un pays où il est assuré d’être torturé et maltraité, parce que c’est le sort qui attend tous les Tchétchènes dans les prisons russes, comme je l’ai appris ; et que dans votre pays démocratique, il est détenu dans des conditions loin d’être normales. Il a même battu, ce que les autorités ont ensuite tenté de cacher du public, en prétendant qu’il se serait lui-même infligé les coups.

Je n’ai jamais été surprise d’entendre de telles choses des autorités russes. C’est là-bas la norme depuis longtemps. Mais que, dans un pays de l’Union Européenne qui s’est engagé à respecter les droits de l’homme devant le monde, qu’un Tchétchène soit battu, était initialement impossible à croire.

Ces dernières temps, une tendance préoccupante – les autorités de plus en plus de pays européens ont commencé à refuser de mettre à l’abri les réfugiés tchétchènes. Serait-ce que, pour de bonnes relations avec la Russie, la vie est devenue un sujet de négociation?

Il convient, à mon avis, une fois pour toute d’interdire la question du renvoi des réfugiés tchétchènes en Russie, quelle que soit les accusations portées contre eux, parce qu’ils n’ont aucun espoir d’un procès équitable dans ce pays. Au contraire, ils sont confrontés à des peines de détention excessivement longue, des coups, des tortures et une mort presque inévitable en prison à la suite de ces tortures et les conditions de détention inhumaines.

Par conséquent, en vertu des droits de l’homme, il est indispensable que les démocraties occidentales, déclarent immédiatement, non seulement en mots, que la Russie est un pays qui ne respecte pas le droit le plus fondamental – le droit à la vie – et assurent effectivement que nul ne peut donner à ce pays quiconque, sans partager la responsabilité de son sort.

Tout d’abord, cela concerne les Tchétchènes, qui, en règle générale, du point de vue du droit international, ne sont pas coupables de quoi que ce soit, tel qu’il est pratiqué en temps de guerre, en défendant leur patrie de l’occupation.

Votre Majesté, je souhaite que vous puissiez entendre les arguments de libérer Arbi Zarmaev avec votre protection royale et une fois pour toutes, interdire son extradition vers la Russie. L’Europe devrait réaffirmer la réputation du territoire, où les droits de l’homme ont toujours été, et sont en première place et rigoureusement appliquées.

Elena Maglevannaya,

journaliste, réfugié en Finlande

http://droitfondamental.eu/ (Yelena Maglevannaya appelle le Roi Albert II au secours du Commandant Arbi Zarmaev)

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